Avec Douleur et Gloire, Pedro Almodovar peut-il enfin remporter la Palme d'or ?

Posté par Rosario Ligammari le 14 Mai 2019
Pedro Almodovar a beau être un habitué de Cannes, il n'a à ce jour jamais remporté la Palme d'or. Douleur et Gloire, avec Pénélope Cruz et Antonio Banderas, sera-t-il le film de la consécration ultime pour le réalisateur espagnol ?
Pedro Almodovar et Cannes

Pedro Almodovar et le Festival de Cannes est une histoire qui a commencé plus tard qu'on pourrait le croire. En effet, alors que sort en 1980 son premier film Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier, c'est seulement en 1999, avec Tout sur ma mère, que le réalisateur espagnol se retrouve pour la première fois en compétition pour la Palme d'or. Entre-temps, il a été Président du jury, en 2016. Vingt avant après sa première sélection, Douleur et Gloire est son sixième film sélectionné pour le prestigieux trophée.

Antonio Banderas et Penelope Cruz, fidèles à Almodovar

Pedro Almodovar ne change pas une équipe qui gagne. Pénélope Cruz et Antonio Banderas lui sont fidèles. Pénélope Cruz a été sa muse dans Volver et Les Étreintes Brisées : l'actrice est de quasiment tous les plans et son portrait orne les belles affiches des deux mélodrames. En plus de Cruz, Almodovar a ses actrices fétiches (Rossy De Palma, Carmen Maura, Victoria Abril...) mais, du côté des hommes, s'il ne devait y en avoir qu'un seul, ça serait Antonio Banderas. Cela fait plus de trente ans que les deux hommes sont amis : ils se sont rencontrés à la Movida, le mouvement culturel qui a émergé en Espagne au début des années 80 après la mort de Franco. Depuis, leur collaboration n'a jamais cessé.

Enfin, trente ans après Attache-moi, l'acteur phare d'Almodovar retrouve Julieta Serrano. Même si elle n'a pas la même popularité internationale que les deux acteurs précités, elle est elle aussi une actrice fidèle du réalisateur puisqu'elle a tourné pas moins de six films avec lui (dont son premier long-métrage).

 

Enfin la Palme d'or ?

Douleur et gloire est un film qui traite des souvenirs d'un cinéaste malade à l'écart du monde. Un portrait dépressif d'Almodovar ? En tout cas, selon l'intéressé, le personnage campé par Antonio Banderas représenterait son alter ego. Et le film de clôturer une trilogie, après La Loi du désir (1988) et La Mauvaise éducation (2004).

Reprenons : vingt ans cette année de sélection officielle à Cannes pour Almodovar, trois acteurs fétiches réunis dans son film et une boucle qui se boucle avec le dernier opus d'une trilogie entamée il y a plus de trente ans. Faut-il y voir des signes suffisamment tenaces pour que le réalisateur espagnol remporte une bonne fois pour toutes la Palme d'or ? On peut lui souhaiter toute la gloire, et sans douleur.

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