Mélanie Thierry, héroïne très discrète dans la peau de Marguerite Duras dans La douleur
Malgré une riche filmographie entamée voilà déjà 20 ans, Mélanie Thierry a longtemps attendu pour les premiers rôles à sa mesure. Dans La Douleur, en diffusion sur CANAL+ et myCANAL dès le 12 février, elle est la tête d'affiche, et pas n'importe laquelle puisqu'elle y incarne Marguerite Duras. Une performance saluée par une nomination aux César 2019, le film étant cité à 8 reprises dont meilleur film
Posté par Thomas Ducres le 6 Février 2019
Esmeralda, sa première apparition sur grand écran

Depuis ses débuts au cinéma, on dirait qu'elle n'a pas changé, avec ses traits d’enfant et son sourire ravissant. Et pourtant cela fait deux décennies qu'elle y est, au grand écran, ce qui ne nous rajeunit pas, certes, mais ne la fait pas vieillir pour autant

Souvenez-vous de la première fois, en 1999. Elle joue Esmeralda (« belle, belle ») dans la relecture loufoque de Notre-Dame de Paris par Patrick Timsit, Quasimodo d'El Paris. Une drôle d'Esmeralda par rapport à la vraie : blonde, la peau très blanche et le visage enfantin – mais c'est alors normal puisque Mélanie Thierry n'a pas encore 18 ans (16 ans pendant le tournage). Dans le film, c'est bien d'elle dont tout le monde est amoureux, c’est elle qui est au centre des attentions. Et curieusement, après ce rôle, la Française fera carrière en toute discrétion, mais tout en continuant de tracer sa route de plus belle.

Années 2000-2010 : pas mal de seconds rôles

Dans les années 2000, Mélanie Thierry œuvre dans divers registres : de la comédie grand public avec 15 août (2001), du films d'auteur avec Pardonnez-moi de Maïwenn (2006) ou encore le blockbuster Largo Winch. En 2009, elle obtient le César du meilleur espoir féminin pour Le Dernier pour la route. A ce moment-là, cela fait déjà 10 ans qu'elle tourne dans des longs-métrages ; meilleur espoir féminin, vraiment ?  L'année suivante, Bertrand Tavernier lui donne le rôle principal dans La Princesse de Montpensier. Et c'est peut-être ça qui lui manque : de véritables premiers rôles. Elle a beau tourner avec André Téchiné (Impardonnables, 2011), Terry Gilliam (Zero Theorem, 2014) ou Albert Dupontel (Au revoir là-haut, 2017), le rôle principal continue de lui glisser des mains. Mais La Douleur va y remédier. 

A l'intérieur de Marguerite Duras

Avec ce film, Emmanuel Finkiel (avec qui elle a déjà tourné Je ne suis pas un salaud) lui confie un rôle en or : celui de Marguerite Duras, avant qu'elle ne devienne la romancière connue. Ladite douleur, c'est celle de cette femme qui attend son mari déporté durant la deuxième guerre mondiale.

Pour Mélanie Thierry, c'est une boucle qui se ferme : si elle ne ressemblait pas à Esmeralda, elle n'a ici pas de similitude physique avec Duras. C'est aussi une page qui se tourne : après avoir été nommée deux fois aux César dans la catégorie Meilleure actrice dans un second rôle (La Danseuse, 2017 ; Au revoir là-haut, 2018), elle est nommée cette fois Meilleure Actrice tout court pour La Douleur.
Une belle reconnaissance pour fêter ses 20 ans de cinéma.

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