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MATERIALISTS : un casting 5 étoiles avec Pedro Pascal, Dakota Johnson et Chris Evans

La réalisatrice Celine Song réunit trois stars hollywoodiennes dans une comédie romantique aussi élégante que désenchantée. Derrière le glamour, MATERIALISTS interroge nos désirs contemporains avec une ironie affûtée.

Un trio glamour

Pedro Pascal, Dakota Johnson et Chris Evans : trois trajectoires iconiques, réunies pour la première fois à l’écran dans un triangle aussi inattendu que séduisant. Chacun incarne une figure bien dessinée: la femme libre et lucide, l’homme de pouvoir irrésistible, l’artiste marginal, dans un New York stylisé où le romantisme flirte avec la stratégie sociale. Leur complicité est indéniable, leur présence magnétique, mais suffit-elle à tout emporter ? Derrière la surface brillante, MATERIALISTS prend le contre-pied des attentes. La mise en scène, sophistiquée et pleine d’ironie, tend parfois à privilégier la forme à l’émotion. Et si cette alchimie, si parfaitement orchestrée, cachait aussi une certaine froideur volontaire ?

Des stars en pleine mue

Les trois comédiens apportent chacun un regard décalé sur leur propre image. Dakota Johnson continue de tracer un parcours singulier entre cinéma indépendant (SUSPIRIA) et productions plus visibles (MADAME WEB), imposant un ton à la fois détaché et précis. Pedro Pascal, devenu l’icône de toute une génération grâce à The Mandalorian ou THE LAST OF US, confirme ici son goût pour les rôles troubles et l’autodérision. Quant à Chris Evans, il s’éloigne de son costume de Captain America pour se dévoiler plus doux, plus fragile. Le film joue intelligemment avec leurs statuts, les réinvente légèrement, sans les trahir.

Une romcom du capitalisme affectif

Après le très remarqué PAST LIVES, Celine Song opère un virage vers la satire élégante. Materialists explore les dynamiques du dating contemporain à travers le prisme du luxe, de l’apparence et du pouvoir. Derrière ses airs de romcom classique, le film questionne la marchandisation des sentiments et les rapports de force qui se cachent derrière le romantisme. Cette dimension sociale, parfois plus marquée que l’identification aux personnages, confère au film une tonalité singulière, aussi distante que stylisée. En passant d’un drame transnational à une comédie très américaine, Song confirme son talent à naviguer entre les genres et les cultures, tout en gardant le même regard acéré sur l’intimité à l’ère globalisée.

MATERIALISTS  de Celine Song sort en salles le 2 juillet