Le vent tourne, un film à portée écologique

Posté par Rosario Ligammari le 23 Août 2019
Le vent tourne peut se voir comme une fable à la fois sentimentale et écologique. Là où il y a un progrès en matière de sensibilisation à la nature, le cinéma produit depuis longtemps des œuvres engagées sur l'environnement. Petit récapitulatif à propos du « cinéma écolo », un label qu'on peut accoler à plusieurs genres de films.
Le cinéma sensibilisé par les problèmes environnementaux

La sensibilisation à l'écologie s'étend jusqu'au cinéma. De nombreuses stars sont engagées pour la défense de l'environnement : de Julia Roberts à Marion Cotillard, en passant par Leonardo di Caprio – qui a produit le documentaire écologique La Onzième Heure, le dernier virage (Nadia et Leïla Conners Petersen, 2007) à Mélanie Laurent – qui, elle, a réalisé Demain (2015) avec Cyril Dion.

Certains films cherchent même à améliorer leurs conditions de tournage. Le réalisateur de Noé, Darren Aronofsky, a fait fabriquer ses costumes en matériaux récupérés. Le dernier film de Spike Lee, BlacKkKlansman : J'ai infiltré le Ku Klux Klan (2018) a quant à lui fait en sorte de recycler ce qui pouvait l'être ; la décoration a opté pour des objets de seconde main ; le film a été éclairé avec des LED. Résultat : toutes ces pratiques ont permis au long-métrage de se voir attribuer un Green Seal Ema, un prix qui récompense les films durables.

Messages écologiques

Beaucoup de documentaires ont traité de l'environnement avec un puissant message écologique. On peut citer à ce propos Home (2009) signé du célèbre photographe Yann Arthus-Betrand, Solutions locales pour un désordre globale (2010) de Coline Serreau – déjà réalisatrice du film écologique La belle verte (1996) – ou encore Syndrome du Titanic signé Nicolas Hulot (2009) et qui parle de ce dernier comme d'« un appel à la raison » ainsi que d' « un acte politique ».

D'une façon ou d'une autre, le cinéma a déjà abordé l'écologie à plusieurs reprises. On peut citer Soleil Vert (Richard Fleischer, 1974) sur l'épuisement des ressources naturelles (et qui, au passage, pointe du doigt le système industriel), Promised Land (Gus Van Sant, 2013) sur l'exploitation du gaz de schiste. Cela est valable encore à travers l'environnement dévasté de Wall-E (Andrew Stanton, 2008), bien que le réalisateur se défende d'un quelconque militantisme ; son film d'animation peut néanmoins générer une prise de conscience.

Le vent tourne : un « film écolo »

Il y a encore les films catastrophes, à qui on peut souvent ajouter « naturelles ». Roland Emmerich est un spécialiste du genre. Derrière ses films à grand spectacle hollywoodien, le réalisateur allemand est lui aussi très impliqué dans l'écologie : il s'est lancé dans l'engagement contre le réchauffement climatique à travers Le Jour d'après (2004), qui a d'ailleurs été récompensé quant à lui par le prix Euronatur.

Présenté au Festival d’Angoulême un an après Petit Paysan, Le vent tourne n'est pas un documentaire écologique et encore moins une fiction appartenant à la catégorie « catastrophe naturelle » ; il s'agit d'un drame sur l'amour de la nature, et la nature de l'amour. Filmé dans les Alpes suisses, le long-métrage de Bettina Oberli traite des conditions de la vie agricole, et plus particulièrement du tiraillement de Pauline (Mélanie Thierry) entre conservatisme face à la nature (incarné par son mari Alex, Pierre Deladonchamps) et modernisme (incarné par le « vent de fraîcheur » Samuel, Nuno Lopes). Engagé, symbolique et concret, on peut sans problème ajouter Le vent tourne à la liste de films appartenant au « cinéma écolo ».

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