Julianne Moore, amoureuse du cinéma d'auteur

Posté par Rosario Ligammari le 7 Mai 2019
En ayant tourné avec Robert Altman, Paul Thomas Anderson, Fernando Meirelles ou encore David Cronenberg, Julianne Moore s'est taillée une filmographie parmi les réalisateurs les plus exigeants. Le film Gloria Bell de Sebastian Lelio (sur les écrans le 1er mai en partenariat avec CANAL+) ne déroge pas la règle : c'est dans la cour des auteurs que l'actrice américaine est dans son élément.
Actrice caméléon

Julianne Moore semble être partout à sa place : dans une adaptation de Tchekhov (pour le dernier film de Louis Malle, Vanya, 42e rue, 1994), dans des grosses productions, dans des petits films plus discrets, mais surtout dans de grands films d'auteur. Avec son élégance propre aux stars hollywoodiennes, l'actrice américaine possède les caractéristiques de la femme moderne – ses choix de rôles reflètent son indépendance.

C'est à la fin des années 80 que Julianne Moore est révélée, dans l'angoissant La Main sur le berceau (Curtis Hanson, 1992). A partir du milieu des années 90, elle alterne les blockbusters (Le Monde Perdu : Jurassic Park de Steven Spielberg, 1997) et les films indépendants d'auteurs, en pagaille. C'est indéniablement dans ces derniers qu'elle s'illustre le mieux.

La muse des auteurs indépendants

En 1995, Todd Haynes lui offre le rôle principal dans Safe puis en 2003 dans Loin du Paradis ; il la fait jouer, dans I'm Not There (2007), une chanteuse folk inspirée de Joan Baez ; enfin dans Le Musée des merveilles (2017) : Julianne Moore est, quelque part, son actrice attitrée. Et, par extension, l'actrice abonnée à un certain cinéma exigeant est devenu la muse des auteurs indés : du styliste Tom Ford pour A Single Man au Canadien Atom Egoyan pour Chloé (2010) en passant par Fernando Meirelles pour Blindness (2008). Jusqu'à 2019, Sebastian Leilo avec Gloria Bell. C'est un fait : aujourd'hui, on pense à Julianne Moore moins dans les séries de films Hunger Games ou Kingsman que chez Haynes, Cronenberg ou Altman.

À l'aise parmi les grands

Julianne Moore a su s'imposer. Après avoir joué dans Short Cuts et Cookies Fortune – où elle s'affirmait au milieu d'une pléiade d'actrices et d'acteurs poids lourds – Julianne Moore a tourné avec le fils spirituel de Robert Altman : Paul Thomas Anderson. A l'instar de Short Cuts, Boogie Nights (1998) et Magnolia (2000) sont des films choraux; et là encore, par la puissance de son interprétation, elle tire son épingle du jeu. Dans The Hours (Stephen Daldry, 2003), elle assure aux côtés des immenses Meryl Streep et Nicole Kidman. Dans Les Fils de l'Homme (Alfonso Cuaron, 2006), elle a le second rôle principal en apparaissant dans... trois scènes seulement. Et – spoiler – à peine à la moitié du film, elle meurt. Un choc.

Bilan : en plus d'avoir obtenu un succès critique et public, un grand nombre de films d'auteurs dans lesquels Julianne Moore a joué sont devenus cultes (Short Cuts ; The Big Lebowski des frères Coen, 1998...) ; certains figurent dans les listes des plus grands films de tous les temps (Loin du Paradis, Boogie Nights...). Le cinéma d'auteur va décidément vraiment bien à Julianne Moore.

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