Jean Dujardin chez Quentin Dupieux : les grands esprits se rencontrent à Cannes

Posté par Rosario Ligammari le 11 Mai 2019
Le Daim, nouveau film de Quentin Dupieux, ouvrira la Quinzaine des réalisateurs le mercredi 15 mai lors du 72e Festival de Cannes 2019. Si le film se place dans la parfaite lignée des œuvres du cinéaste, un nouvel acteur apparaît dans son univers : Jean Dujardin. En spécialiste des comédies décalées, l'acteur a dû s'en donner à cœur joie.
Jean Dujardin et les comédies exigeantes

Si Jean Dujardin s'est d'abord fait connaître à la télévision avec Un gars, une fille (Isabelle Camus et Helène Jacques, de 1999 à 2003) et avec des comédies populaires comme Brice de Nice (James Huth, 2005), l'acteur s'est fait petit à petit une spécialité au cinéma : les comédies qu'on pourrait qualifier d'« exigeantes ». De quoi s'agit-il exactement ?
De films d'auteur comiques : la parodie du cinéma d'espionnage (OSS 117 de Michel Hazanavicius, 2007 et 2009), le film très « esthétique » (99 francs de Jan Kounen, 2007), l'hommage au muet (The Artist de Michel Hazanavicius, 2011) ou encore la comédie sociale (I Feel Good de Gustave Kervern et Benoît Delépine, 2018). Et même – parce qu'il est tordant – mentionnons sa brève apparition en tant que traducteur en langage des signes dans le loufoque 9 Mois Ferme (Albert Dupontel, 2013).
En somme, des comédies qui ne se contentent pas de « seulement » faire rire.

Dupieux et Dujardin, une rencontre évidente

Jean Dujardin et Quentin Dupieux, voilà deux grands esprits qui étaient fait pour se rencontrer – et, à l'évidence, bien s'entendre. Une fois encore, c'est l'occasion pour l'acteur de s'illustrer dans une comédie au style singulier, Dupieux possédant la patte qu'on lui connaît – absurde et poétique – mais des films difficiles à cerner tant ils reposent sur l'imprévisible. Pour preuve, si les réalisations du drôle d'oiseau tiennent sur un synopsis très court (c'est l'histoire d'un pneu tueur dans Rubber, 2010 ; c'est l'histoire d'un type qui a perdu son chien dans Wrong, 2012 ; c'est l'histoire d'un cri dans Réalité, 2015), c'est parce que tout peut arriver. Ses films d'humour fou, qui partent dans tous les (non)sens, semblent être construits comme des cadavres exquis.

Un rôle taillé sur mesure

Le Daim, c'est l'histoire de Georges (Jean Dujardin donc) qui plaque tout pour s’acheter le blouson en daim de ses rêves ; suite à ça, il se transforme en criminel.
Après Au Poste ! (2018), c'est le retour en France et en force (et – sans aucun doute – en forme) de Quentin Dupieux. A priori comme un poisson dans l'eau, Jean Dujardin donne la réplique à Adèle Haenel, plus rare dans le registre humoristique ; mais aussi à sa veste en daim, un personnage rare quel que soit le registre. Une veste taillée sur mesure, ça on en doute pas. Comme le rôle que Quentin Dupieux a attribué à Jean Dujardin.


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