"Ce projet m’a poussée à me dépasser sur tous les plans" Zoe Saldana revient sur son incroyable collaboration avec Jacques Audiard
Avec son dixième long métrage, Jacques Audiard réinvente son cinéma, raflant au passage 12 nominations aux César et 13 aux Oscars. Rencontre avec Zoe Saldana, l'une des héroïnes de cette époustouflante comédie musicale.
Comment avez-vous vécu le tournage ?
Participer à Emilia Pérez a été une expérience complètement hors du commun ! Ce projet m’a poussée à me dépasser sur tous les plans : danse, chant, chorégraphie… Surtout, il m’a fallu m’immerger totalement dans mon personnage, cette avocate sans scrupules qui doit aider un chef de cartel à transformer sa vie. C’était un rôle exigeant, et je crois ne m'être jamais investie autant dans un film.
Comment décririez-vous votre collaboration avec Jacques Audiard ?
C'est un réalisateur que j’ai toujours admiré et travailler avec lui a été une opportunité unique. Je tenais vraiment à répondre à ses attentes, à comprendre sa vision. Il m’a offert la chance de sortir de ma zone de confort, de me diversifier et de relever des défis personnels. À travers son film, Jacques aborde des thèmes importants, à commencer par l’amour et la capacité à transformer sa vie.

Vos origines latines vous ont-elles aidée à mieux saisir cette vision de la culture mexicaine ?
Bien que je vive à Los Angeles depuis près de vingt ans, la culture mexicaine reste profondément ancrée en moi. J’ai encore une grande partie de ma famille au Mexique, et je reste bien consciente des injustices et de la corruption qui y règnent, mais ce sont des problématiques que l’on retrouve dans de nombreux pays. Malgré cela, j’éprouve un immense respect et une grande admiration pour la richesse et la beauté de cette culture. Jacques Audiard a su traiter un sujet complexe avec une liberté créative qui reste toujours empreinte de respect.
Que retenez-vous de ce film ?
Je pense qu'avec Emilia Pérez, Jacques Audiard a réalisé un véritable chef-d’œuvre ! Le film met en lumière des thèmes qui méritaient d’être traités, tout en célébrant une culture artistique singulière et vivante. Ça a été, pour tous, un énorme travail, mais ça valait vraiment le coup !
Article extrait du magazine des abonnés de mars à lire ici
