Festival de Cannes : ce qu'il faut retenir de l'édition 2019

Posté par Stéphanie Chermont le 24 Mai 2019
De grandes productions américaines aux films plus intimistes qui évoquent des sujets de société, le Festival de Cannes 2019 a su créer l'événement cette année. Son affiche de dernière minute, où l'on observe Agnès Varda en plein tournage, aura été le signe d'une année fantastique pour Cannes. La venue sur le tapis rouge de grands noms du cinéma comme Alain Delon, Claude Lelouch, Isabelle Huppert, Antonio Banderas, Penelope Cruz, Brad Pitt et Leonardo DiCaprio a électrisé aussi bien la foule que les festivaliers. Alors, que faut-il retenir de ce Cannes 2019 ?
Une compétition officielle hors normes

Sur les dix dernières de Festival, jamais un jury n'aura eu autant de grands films à départager pour la Palme d'Or. Jim Jarmusch, Pedro Almodovar, Marco Bellocchio, Bong Joon-ho, les frères Dardenne, Arnaud Desplechin, Mati Diop, Xavier Dolan, Abdellatif Kechiche, Ken Loach, Céline Sciamma, Terrence Malick, Elia Suleiman, Justine Triet ou encore Quentin Tarantino, ils sont tous venus avec des films très bien reçus par la critique et le public. On retiendra la montée des Marches spectaculaire de l'équipe du film Once upon a time... in Hollywood, avec un Quentin Tarantino heureux, entouré de ses acteurs Brad Pitt et Leonardo DiCaprio, comme une piqûre de rappel de la bombe que fut Pulp Fiction sur la Croisette. Claude Lelouch aussi, très touchant et présent avec la suite de son chef d'oeuvre Un homme et une femme intitulé Les plus belles années d'une vie où ses acteurs Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant ont ému le public. Alain Delon a, quant à lui, créé la seule polémique du festival, mais son hommage a su trouver son public, venu en grand nombre pour le voir sur la Croisette.

Un casting international à la hauteur

Bien évidemment, le film de Tarantino a créé l'émeute de cette édition. Avec un long-métrage mettant en scène un acteur de la fin des années 60, Rick Dalton (Leonardo DiCaprio) et son cascadeur (Brad Pitt), et un regard sur le déclin d'Hollywood à cette période, le réalisateur a été l'évènement américain de cette édition. A sa manière aussi, Pedro Almodovar avec Douleur et Gloire évoque sa propre expérience de réalisateur à travers son personnage principal, Salvador Mallo (Antonio Banderas). Et Xavier Dolan, lui aussi, se remet en scène dans Matthias et Maxime, une histoire d'amour touchante, un film dans le film qui vient tout perturber. On n'oubliera pas le début de ce Festival aussi, avec une montée des Marches sublime de Bill Murray, Tilda Swinton, Adam Driver et Chloë Sevigny pour The Dead Don't Die de Jim Jarmusch.

 

Romantique et sociale, l'année cannoise a été celle de l'engagement

Cette année, des films prennent à bras le corps des sujets politiques et sociaux, comme Atlantique de Mati Diop sur les migrants, le fanatisme religieux d'un adolescent dans Le Jeune Ahmed des frères Dardenne, l'amour homosexuel à une époque où il était l'interdit dans Portrait d'une jeune fille en feu de Céline Sciamma, la banlieue avec le surprenant Les Misérables de Ladj Ly ou encore les disparités sociales dans l'excellent Parasite de Bong Joon-ho. Enfin, et de taille, cette année côté biopic musical, le film qui a créé la sensation, c'est Elton John incarné à la perfection dans Rocketman de Dexter Fletcher. Un très bon cru cannois que ce soit pour les films en lice ou hors compétition.

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