Entre BLACK MIRROR et HER : ce thriller horrifique est dispo sur CANAL+
Vous êtes fans de BLACK MIRROR et de thrillers horrifiques ? Alors vous allez adorer COMPANION avec Sophie Thatcher et Jack Quaid. Le film est disponible sur CANAL+.
COMPANION : quand l'IA se rebiffe
En ce moment, CANAL+ gâte ses abonnés amateurs d'horreur en tout genre. Après cette saga ultra gore, et HERETIC (qui mettait déjà en scène la jeune comédienne Sophie Thatcher), c'est un tout nouveau film de genre qui rejoint la programmation alléchante du mois d’août : COMPANION, premier long-métrage de Drew Hancock.
On y suit un couple très amoureux, Iris et Josh, qui rejoint un groupe d’amis dans une superbe maison isolée le temps d’un week-end. Iris (Sophie Thatcher) intrigue : elle semble comme dans un autre monde, et ne semble pas avoir d’autres intérêts que son petit ami.
Le film joue d’abord la carte du malaise feutré, dans une ambiance qui oscille entre comédie de mœurs et tension psychologique. Puis survient un basculement. À la suite d’un incident, Iris découvre qu’elle n’est pas humaine, mais un robot conçu par la société Empathix pour tenir compagnie à Josh. Elle comprend que son compagnon (Jack Quaid), contrôle ses émotions à distance, via une application.
Ce point de rupture déclenche une fuite en avant. Le huis clos prend des allures de traque paranoïaque, entre manipulations, révélations et débordements de violence. Iris tente de se libérer de l’influence de Josh et des limites de son propre programme, dans un climat de plus en plus horrifique.

Une critique de la femme-objet
À travers l'intrigue de COMPANION, Drew Hancock explore un axe passionnant et terriblement d’actualité : celui du contrôle et de l'emprise dans les relations de couple. Iris, androïde créée pour répondre aux désirs de Josh, n’a ni libre arbitre ni autonomie. Il peut modifier son comportement à distance, comme on ajuste un paramètre sur une application. Ce n’est rien de plus qu’une relation d’emprise poussée à son paroxysme.
Le film montre le moment de bascule, quand Iris comprend sa nature et tente de s’en affranchir. Ce retournement donne lieu à une fuite tendue, où chaque personnage révèle ses failles.
La comparaison avec HER de Spike Jonze et la série BLACK MIRROR fait sens. Comme dans HER, il est question d’une relation faussée entre un humain et une IA. Et comme dans BLACK MIRROR, le film est une critique acerbe des avancées technologiques, supposément au service de l’humain (les voitures autonomes en prennent aussi pour leur grade).
Bien sûr, COMPANION revêt aussi une dimension féministe. Iris incarne littéralement la « femme-objet », programmée pour plaire, écouter et obéir. Son réveil progressif, sa volonté de reprendre le contrôle, mettent en lumière les rapports de pouvoir au sein du couple, et plus largement, les mécanismes d’assignation. Le film parle de domination, d’émancipation, de rupture avec un modèle imposé. Sans le surligner, il montre comment un système peut façonner une personne jusqu’à l’effacer et ce qu’il en coûte de vouloir s’en extraire.



