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En 2022, ce film a fait fuir les spectateurs après quelques minutes, c'était une grosse erreur

Sorti en 2022, ce film de Michel Hazanavicius avait fait l’ouverture du Festival de Cannes… tout en connaissant un démarrage en salles pour le moins décevant. Il s'agit pourtant de l’une des comédies les plus inventives de ces dernières années. Pourquoi la rattraper ?

Un début déroutant… et totalement calculé

Réalisé par Michel Hazanavicius, COUPEZ ! suit une équipe de tournage venue filmer un long métrage de zombies en plan-séquence dans un bâtiment désaffecté. Très vite, rien ne se passe comme prévu : acteurs dépassés, effets spéciaux bancals, dialogues étranges et véritables morts-vivants qui semblent surgir au mauvais moment. Pendant de longues minutes, le film adopte volontairement les codes d’une série B fauchée.

En 2022, alors que le film fait l'ouverture du Festival de Cannes, c’est précisément ce choix radical qui désarçonne une partie du public. Beaucoup ignorent alors que COUPEZ ! repose sur un principe narratif bien plus malin. Ce faux chaos n’est pas une erreur de mise en scène, mais la première pièce d’un puzzle comique pensé pour se révéler progressivement…

Dans la salle, beaucoup de spectateurs ne comprennent pas. Certains rient nerveusement, d’autres s’impatientent. Très vite, une question s’impose : “Mais qu’est-ce que c’est que ça ?”. Pour une partie du public, la réponse est immédiate — et radicale : ils se lèvent et quittent la projection.

Pourquoi il ne fallait pas quitter la salle

Après cette première partie volontairement bancale, le film change totalement de perspective et dévoile les coulisses de ce tournage catastrophique. Ce que l’on croyait raté devient soudain brillant : les maladresses trouvent des explications, les accidents prennent une tournure aussi loufoque que savoureuse…

Porté par Romain Duris, Bérénice Bejo et Grégory Gadebois, COUPEZ ! rend un hommage joyeux au cinéma artisanal, à l’improvisation et à celles et ceux qui feraient tout pour sauver un tournage dans l’urgence. Ceux qui sont restés jusqu’au bout ont savouré un film aussi généreux qu’intelligent. Les autres ont sans doute commis l’une des grandes erreurs cinéphiles de leur année 2022. Mais il est toujours temps de se rattraper…