EDDINGTON : le choc ciné de l'été signé Ari Aster
Réunissant Joaquin Phoenix, Pedro Pascal, Emma Stone et Austin Butler, EDDINGTON, en salles ce 16 juillet, s'annonce comme un événement cinématographique majeur. Porté par la vision singulière d'Ari Aster et produit par A24, le film, présenté en compétition officielle à Cannes, mêle western contemporain, thriller paranoïaque et satire politique.
EDDINGTON : un casting cinq étoiles
Joaquin Phoenix en shérif anti-masque complotiste, Pedro Pascal en maire progressiste insupportable, Emma Stone en épouse fragile rongée par les théories du complot : rarement un casting n'aura été aussi parfaitement en phase avec son époque. Face à eux, Austin Butler hypnotise en gourou 2.0 dont l'influence grandissante fait exploser une petite ville du Nouveau-Mexique en mai 2020.
Ce n'est pas un hasard si Ari Aster a choisi ces quatre acteurs au sommet de leur popularité pour son nouveau film EDDINGTON.
Joaquin Phoenix apporte sa folie contrôlée au personnage de Joe Cross, un flic à bout de souffle qui refuse de porter le masque par "principe". Pedro Pascal, star planétaire depuis THE LAST OF US, incarne Ted Garcia avec ce mélange de charisme et d'agacement qui colle parfaitement au personnage. Quant à Emma Stone, oscarisée pour PAUVRES CRÉATURES, elle livre une performance bouleversante en femme au bord de la crise de nerfs. Un quatuor explosif qui promet des confrontations mémorables.

Ari Aster et A24 : l'audace comme marque de fabrique
Après l'échec commercial retentissant de BEAU IS AFRAID (35 millions de dollars de pertes), A24 aurait pu jouer la sécurité. Le studio indépendant a préféré miser sur l'audace en donnant carte blanche à Ari Aster pour son projet le plus ambitieux : une comédie noire de 2h30 qui transforme la pandémie en western paranoïaque.
Le réalisateur d'HÉRÉDITÉ et MIDSOMMAR délaisse l'horreur pure pour signer un thriller politique qui n'épargne personne : ni les conspirationnistes de droite ni les progressistes woke.
Résultat : EDDINGTON est un film dense, provocateur, qui aborde les fractures américaines sans prendre de gants.
Des critiques divisées
La réception critique à Cannes a été aussi explosive que le film lui-même. Lors du cocktail post-projection, plusieurs journalistes se sont littéralement affrontés, reproduisant les tensions du long-métrage, comme le rapporte le New York Times.
Les détracteurs dénoncent un film "pas drôle" et "trop évident", tandis que les partisans saluent une œuvre "férocement drôle" qui capture l'effondrement de la société américaine. Cette polarisation fait écho au film lui-même, qui refuse de choisir son camp et égratigne autant les complotistes que les militants.
Un parti pris risqué qui divise déjà la critique, mais qui confirme la singularité d'Aster. Alors qu'il s'apprête à sortir dans les salles françaises le 16 juillet, EDDINGTON s'annonce comme LE film clivant de l'été, capable de faire débat bien au-delà des salles obscures.
EDDINGTON, à découvrir au cinéma le 16 juillet



