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DOSSIER 137 : explication de la fin du film. Qui a tiré sur Guillaume ?

Après un joli succès dans les salles obscures, et deux César, dont celui de la meilleure actrice pour Léa Drucker, le film DOSSIER 137 de Dominik Moll est disponible sur CANAL+. Comment se termine-t-il ? Explication de la fin avec évidemment des SPOILERS.

DOSSIER 137 : une enquête au coeur des manifestations des Gilets jaunes

Après LA NUIT DU 12, Dominik Moll s’intéresse une nouvelle fois au fonctionnement des institutions françaises à travers une enquête policière.

DOSSIER 137 suit Stéphanie Bertrand (Léa Drucker), enquêtrice à l’Inspection générale de la Police nationale, plus connue sous le nom d’IGPN. Son nouveau dossier concerne Guillaume Girard, un jeune homme grièvement blessé lors d’une manifestation des Gilets jaunes à Paris.

Touché au visage par un tir de LBD, Guillaume conserve de lourdes séquelles. Stéphanie est alors chargée de déterminer les circonstances exactes de l’incident et d’identifier le policier responsable, après une plainte déposée par la mère du jeune homme, qui se trouvait également à Paris lors des manifestations.

Au fil de ses investigations, elle collecte des vidéos, auditionne les fonctionnaires présents sur place et tente de reconstituer minute par minute le déroulement de la manifestation. Plus l’enquête avance, plus elle découvre les difficultés auxquelles se heurte l’IGPN lorsqu’elle doit enquêter sur des membres des forces de l’ordre.

Le titre du film fait référence au numéro attribué à cette affaire au sein de l’administration. Au départ, il ne s’agit pour Stéphanie que d’un dossier parmi d’autres. L’affaire prend une dimension beaucoup plus personnelle lorsqu’elle comprend l’ampleur des conséquences pour Guillaume et sa famille.

Explication de la fin du film

La dernière partie du film montre Stéphanie toucher enfin au but.

En effet, grâce à plusieurs vidéos tournées le jour de la manifestation, elle parvient à établir avec précision ce qui s’est passé. Une image filmée depuis l’hôtel par une femme de chambre permet notamment de mieux comprendre les mouvements des policiers et des manifestants au moment du tir.

L’enquête établit que Guillaume ne représentait pas une menace immédiate lorsqu’il a été touché, et qu’il était en train de s’enfuir lors des tirs. Stéphanie réussit également à identifier les deux policiers de la BRI qui ont tiré dans sa direction.

Mais toute la difficulté du dossier se trouve là : si les éléments réunis permettent de réduire considérablement le nombre de suspects, ils ne permettent jamais de déterminer avec certitude lequel des deux hommes a tiré le projectile qui a atteint Guillaume au visage. Cependant, Stéphanie sait que les déclarations de plusieurs policiers ne correspondent pas totalement aux images qu’elle a analysées. Pourtant, elle ne dispose pas de la preuve qui permettrait d'attribuer le tir à un individu précis.

Faute de pouvoir identifier avec certitude lequel des deux policiers a tiré le projectile décisif, la justice ne peut pas poursuivre l’un plutôt que l’autre. La responsable de l’IGPN reproche à Stéphanie son implication personnelle dans l’affaire après la découverte de ses liens avec la famille Girard. L’enquêtrice se retrouve isolée, épuisée par une procédure qui lui a permis d’approcher la vérité sans jamais parvenir à obtenir une véritable justice.

Guillaume et sa famille doivent quant à eux vivre avec les conséquences de cette bavure policière, marqués dans leur chair pour le restant de leurs jours.