Ce polar en huis clos avec Pio Marmaï et Sofiane Zermani est enfin disponible sur CANAL+ !
Que se passe-t-il quand un gagnant du Loto à 294 millions se fait braquer son ticket ? C’est le point de départ du film LE ROI SOLEIL où Pio Marmaï et Sofiane Zermani incarnent deux flics pris dans une dangereuse arnaque.
Un huis-clos hypertendu dans un bar-PMU
On attendait son retour. Après un premier film remarqué, LES MAGNETIQUES, sacré César du meilleur premier film en 2022, puis la série très réussie DE GRACE (Arte), le réalisateur Vincent Maël Cardona revient en force avec un polar ambitieux : LE ROI SOLEIL. Ici, rien à voir avec l'absolutisme ou la monarchie mais plutôt un microcosme populaire : celui d'un bar-PMU ordinaire à Versaille, justement baptisé Le Roi Soleil. Tout bascule lorsqu'un habitué, Monsieur Kantz (Claude Aufaure), découvre devant témoins qu'il détient les numéros gagnants du loto - plus de 294 millions d'euros à la clé.
L’euphorie gagne immédiatement le café. Clients et employés célèbrent la nouvelle, parmi eux deux policiers, Livio (Pio Marmaï) et Reda (Sofiane Zermani), venus boire un verre après leur service. Mais en partant encaisser son gain, Kantz oublie son ticket. La tentation s’installe : un client tente de s’en emparer, une altercation éclate, les policiers interviennent… et Kantz est mortellement touché par une balle perdue. Dès lors, le groupe décide de s’approprier le jackpot en prétendant avoir joué ensemble.
Deux dynamiques se mettent alors en marche : l’enquête policière, qui doute rapidement de la version officielle, et le jeu trouble des protagonistes, chacun prêt à taire la vérité pour 36 millions d’euros. Une question s’impose : qui cédera le premier ?
La fièvre du mensonge et du gain
Chez Vincent Maël Cardona, rien n’est laissé au hasard. Le nom du bar, Le Roi Soleil, n’est pas anodin : il renvoie à la naissance de la loterie sous Louis XIV. Même le gérant, incarné par Xianzeng Pan, apporte une touche de réalisme, puisqu’il s’agit d’un véritable tenancier de bar repéré à Paris par le réalisateur.
Le film repose presque entièrement sur un huis clos dans ce PMU, transformé en véritable cocotte-minute. Cet espace clos reflète à la fois l’enfermement provoqué par un gain soudain et la spirale de folie qu’il déclenche. Peu à peu, les tensions montent : Comar (Némo Schiffman), l’agresseur, est un toxicomane, et les autres clients ne valent guère mieux. Tous, y compris les deux policiers et un sauveteur (Panayotis Pascot), vacillent face à l’appât du gain.
Cette mécanique rappelle le cinéma de David Mamet ou Sidney Lumet, où les rapports de groupe reposent sur des jeux de pouvoir, de mensonge et de vérité. Dans ce microcosme sous pression, une question domine : jusqu’où chacun est-il prêt à aller pour s’emparer du jackpot ?



