Ce nouveau film d’animation est monstrueusement mignon
LA FABRIQUE DES MONSTRES c’est le nouveau film d’animation parfait pour petits et grands, actuellement en salles. Retour sur l’interview de son réalisateur au Festival d’Annecy.
Un Frankenstein réinventé pour les enfants
L’histoire se déroule dans le château de Grotteskew, perché au-dessus du village de Grubbers Nubbin, là où un savant fou confectionne dans son laboratoire des créatures monstrueuses. L’hommage au mythe de Frankenstein est évident, mais ici, il se décline de manière bien plus tendre et légère. On suit le personnage aussi attachant qu’inoffensif de P’tit Cousu, première expérimentation oubliée du docteur, alors qu’il mène une vie discrète, contraint de garder secret l’existence du laboratoire aux yeux des villageois. Mais lorsqu’un cirque ambulant débarque au village, P’tit Cousu devient la nouvelle attraction de son organisateur. Ce drôle de héros, timide mais au grand cœur, va se retrouver malgré lui propulsé dans une aventure pleine d’humour, de rencontres et de découvertes, remettant en question sa propre identité et sa place dans cette communauté.
Bien que destiné aux enfants, LA FABRIQUE DES MONSTRES mêle aventure, humour et émotions sincères, avec des thèmes comme la peur de la différence, l’acceptation de soi et des autres, et le besoin d’attention.

Rencontre avec Steve Hudson
Présenté en sélection officielle au Festival d’Annecy en juin dernier, le film a été l’occasion d’échanger avec Steve Hudson, qu’il a co-réalisé avec Toby Genkel.
Le cinéaste, et ancien acteur, tenait d’abord à une précision essentielle : LA FABRIQUE DES MONSTRES n’est pas un film d’horreur, mais un film qui parle de l’horreur. Il en reprend librement les codes et les règles, hérités bien entendu de Frankenstein, pour mieux les détourner et les rendre accessibles aux plus jeunes. Selon lui, nos premières expériences de cinéma en étant enfants, ont souvent été liées à la peur : une émotion fondatrice qu’il trouve passionnante à explorer. Il nous partageait d’ailleurs le souvenir d’avoir été profondément marqué, et même terrifié, par la scène de BLANCH-NEIGE où la reine se transforme en sorcière !
Steve Hudson confie également avoir travaillé près de 5 ans sur l’animation, non sans humour, avouant qu’il comprend désormais pourquoi certains projets nécessitent deux personnes aux rênes de la réalisation. Malgré l’ampleur du travail, le cinéaste reste enthousiaste à l’idée d’un second film, la suite de la bande-dessinée originale ouvrant déjà la voir à de nouvelles aventures pour le P’tit Cousu.
