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Cannes 2025 : cet acteur icône des ados est devenu un pilier du cinéma d'auteur !

L'époque où il jouait le personnage d’Edward Cullen dans la saga de vampires TWILIGHT qui l'avait immédiatement propulsé au rang d'icône des adolescentes est bien révolue. Une nouvelle fois à Cannes en compétition officielle, il présente cette fois DIE, MY LOVE de Lynne Ramsay, aux côtés de Jennifer Lawrence et Sissi Spacek.

Robert Pattinson est devenu l’un des acteurs les plus audacieux et respectés de sa génération. Retour sur une trajectoire étonnante, marquée par des choix artistiques audacieux et une soif constante de renouveau.

LES DEBUTS SOUS LES PROJECTEURS

Né en 1986 à Londres, Robert Pattinson se fait d’abord remarquer dans HARRY POTTER ET LA COUPE DE FEU (2005), où il campe Cedric Diggory, élève populaire de Poudlard. Mais c’est en 2008 que sa carrière bascule avec TWILIGHT, adaptation des romans de Stephenie Meyer. Dans le rôle d'Edward Cullen, il devient rapidement une idole pour des millions d’adolescents à travers le monde. Le succès phénoménal de la franchise le propulse au rang de superstar, mais le fige aussi dans une image de jeune premier romantique.

LE BESOIN DE CASSER SON IMAGE

Conscient du danger de rester enfermé dans un seul type de rôle, Robert Pattinson va alors prendre un virage radical après la fin de la saga TWILIGHT. Il refuse les grosses productions commerciales pour privilégier un cinéma indépendant plus exigeant. Dès 2012, il collabore avec David Cronenberg dans COSMOPOLIS, un film déroutant qui divise mais confirme ses ambitions artistiques. À partir de là, il enchaîne les choix inattendus : THE ROVER (David Michôd), MAPS TO THE STARS (avec Cronenberg à nouveau), ou encore GOOD TIME des frères Safdie, où il livre une performance viscérale saluée par la critique.

UN ACTEUR CAMÉLÉON

Ce qui impressionne chez Pattinson, c’est sa capacité à se réinventer à chaque rôle. Il incarne tour à tour un criminel désespéré (GOOD TIME), un missionnaire perdu dans l’Amazonie (THE LOST CITY OF Z de James Gray), un éclaireur dans une Amérique dévastée (THE ROVER) ou un gardien de phare sombrant dans la folie (THE LIGHTHOUSE de Robert Eggers). Loin du glamour de ses débuts, il explore des personnages torturés, ambigus, souvent à la lisière de la folie. Son engagement et sa prise de risques  par payer : Hollywood lui ouvre à nouveau ses portes, cette fois sous un jour différent.

L’acteur caméléon pousse même au paroxysme l’exercice dans MICKEY 17 de Bong Joon-Ho actuellement en salle. Pour le cinéaste sud-coréen Park Chan-wook (OLD BOY, MADEMOISELLE), bluffé par sa performance, il mériterait même l'Oscar du meilleur acteur et du meilleur second rôle. À suivre donc…

LE SACRE AVEC BATMAN

En 2022, Robert Pattinson enfile le costume mythique de Batman dans le film de Matt Reeves. Loin des versions lisses ou héroïques précédentes, il incarne un Chevalier Noir sombre, tourmenté, profondément humain. Sa performance surprend et conquiert autant les fans que les critiques. Avec THE BATMAN, Pattinson prouve définitivement qu’il est capable de porter un blockbuster tout en restant fidèle à sa sensibilité d’acteur indépendant.

UNE CARRIERE EN PLEINE ASCENSION

Aujourd’hui, Robert Pattinson est considéré comme un acteur de premier plan, capable d’alterner entre cinéma d’auteur et superproductions sans jamais trahir ses exigences artistiques. Il travaille avec des réalisateurs prestigieux comme Christopher Nolan (TENET) et continue d’explorer des projets ambitieux, toujours avec une volonté de se réinventer.

De simple idole des ados à acteur respecté, Robert Pattinson a su déjouer tous les pronostics. Mieux qu'une reconversion, il a construit, patiemment et avec une grande intelligence, une carrière à son image : atypique, passionnante et imprévisible.
On attend donc de découvrir sa prestation dans DIE, MY LOVE de Lynne Ramsay dont la sortie en salles en France n’est pas encore fixée.