BLACK PHONE 2 : la sordide histoire vraie derrière le tueur masqué
Trois ans après la sortie de BLACK PHONE, le téléphone sonne de nouveau avec sa suite, BLACK PHONE 2, toujours réalisée par Scott Derrickson. Alors qu’on le pensait disparu, le Grabber fait un retour terrifiant. Mais saviez-vous que ce boogeyman était inspiré d’un vrai tueur ?
BLACK PHONE 2 : un retour encore plus terrifiant
Sorti en 2022, BLACK PHONE de Scott Derrickson, adaptation de la nouvelle de Joe Hill, nous plongeait dans un cauchemar se déroulant à la fin des années 70, à Denver. Finney Shaw, 13 ans, garçon timide, est enlevé par un tueur sadique surnommé "The Grabber" et séquestré dans un sous-sol insonorisé. Un téléphone noir accroché au mur, hors d'usage, se met à sonner. Finney reçoit alors les appels des précédentes victimes de son ravisseur, qui essaient de l'aider à échapper au même sort.
Produit pour seulement 18 millions de dollars, BLACK PHONE a été un immense succès, avec plus de 160 millions de dollars récoltés au box-office mondial. Un succès phénoménal qui a conduit Blumhouse et Scott Derrickson à lancer une suite, tout simplement baptisée BLACK PHONE 2.
Alors qu’on le croyait mort, le Grabber fait malheureusement son retour, toujours sous les traits d’un Ethan Hawke terrifiant. L’intrigue se déroule quatre ans après les événements du premier film. Finney, désormais âgé de 17 ans, tente de se remettre de son enlèvement et de la mort de The Grabber, quand le téléphone se remet à sonner.
C’est cette fois Gwen, sa petite-soeur de 15 ans, qui devient la proie de terrifiants cauchemars et visions, voyant dans ses rêves des garçons poursuivis dans un camp d’hiver nommé Alpine Lake. Gwen convainc Finney de l’accompagner dans ce camp pour affronter à nouveau le mal surnaturel, qui menace leur famille et semble lié de façon plus profonde au Grabber.

Une inspiration bien réelle
Comme dans le premier volet, Scott Derrickson mêle réalisme social et fantastique : la banlieue américaine, les traumatismes de l’enfance, et ce téléphone noir qui relie les vivants aux morts.
Mais cette fois, le mal s’étend au-delà du tueur masqué : il s’insinue dans la mémoire, dans les rêves, et dans l’idée même de transmission du traumatisme.
Si le Grabber glace autant, c’est parce qu’il s’ancre dans une terreur bien concrète. En effet, Scott Derrickson s’est inspiré de la figure du tueur en série John Wayne Gacy, l’un des criminels les plus effrayants de l’Amérique des années 70.
Sous ses airs de voisin modèle, cet entrepreneur de Chicago enlevait et assassinait de jeunes garçons qu’il enterrait dans le vide sanitaire de sa maison. Arrêté en 1978, Gacy a avoué avoir tué 33 adolescents. Ce contraste entre le banal et l’horreur a fasciné Derrickson : un monstre caché derrière un masque social parfait.
Le masque du Grabber, mi-comique mi-démoniaque, conçu par Tom Savini (légende du maquillage gore), est directement inspiré de celui que Gacy portait lors de fêtes d’enfants, déguisé en clown sous le nom de Pogo.
