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BAFTA 2026 : ce qu’il faut retenir de la cérémonie

La cérémonie des BAFTA 2026 a offert une soirée riche en émotions et en séquences mémorables. Entre triomphes historiques, performances musicales et humour, retour sur les temps forts.

Un palmarès dominé par UNE BATAILLE APRÈS L'AUTRE

La hiérarchie des récompenses a été claire : UNE BATAILLE APRÈS L’AUTRE s’est imposé comme le grand gagnant avec six trophées. La médaille d’argent revient à SINNERS, qui en totalise trois. Le palmarès de cette 79e cérémonie confirme une tendance récurrente des BAFTA : privilégier des œuvres identifiées comme ambitieuses sur le plan narratif.

À l’inverse, certaines productions attendues sont reparties bredouilles. MARTY SUPREME figure parmi les principales déceptions de la soirée, tout comme Timothée Chalamet, dont la présence n’a pas été convertie en récompense. Avec 11 nominations dont aucune concrétisé, il devient l'un des films les plus boudés des BAFTA.
Ce contraste souligne l’écart entre anticipation médiatique et reconnaissance des cérémonies de remises de prix.

Autre trajectoire notable : I SWEAR (PLUS FORT QUE MOI en français), une production de Studiocanal UK, repart avec trois prix, dont deux pour Robert Aramayo (Meilleur acteur et Meilleure révélation). Cette double distinction confirme l’émergence d’un nouveau comédien dans le paysage britannique. Sera-t-il le Tahar Rahim anglais ?

Des records à forte portée symbolique

La cérémonie marque également une étape historique avec la victoire de Ryan Coogler, premier réalisateur noir récompensé aux BAFTA dans la catégorie meilleur scénario original. Avec trois trophées, SINNERS devient par ailleurs le film réalisé par un cinéaste noir le plus primé de l’histoire des BAFTA. Au-delà du record, cette distinction traduit une évolution vers une plus grande diversité des profils récompensés, comme en témoigne aussi la victoire de l'actrice Wunmi Mosaku dans la catégorie meilleur second rôle féminin.

Dans un registre plus personnel, Robert Aramayo (I SWEAR) a profité de son discours pour saluer Ethan Hawke, nommé dans la même catégorie. En évoquant une masterclass suivie à la Juilliard School, il a replacé sa récompense dans une continuité de formation et de transmission, insistant sur la longévité comme enjeu central d’une carrière d’acteur.

Discours engagés et moments d’émotion

Jessie Buckley, lauréate du BAFTA Meilleure actrice grâce à son rôle dans HAMNET, a livré un discours sincère, revenant avec humour sur son premier casting où elle est arrivée avec une tenue et un maquillage pas du tout approprié, avant d’évoquer avec émotion la place des actrices dans l’industrie.

De son côté, Joachim Trier a défendu l’expérience collective de la salle de cinéma, réaffirmant l’importance du grand écran.

La programmation musicale a prolongé cette mise en scène de l’éclectisme culturel : performance de “Golden” par EJAE, Audrey Nuna et Rei du film d’animation KPop Demon Hunters, puis reprise de “The Way We Were”, popularisée par Barbra Streisand, interprétée par la chanteuse britannique, Jessie Ware. Entre culture pop contemporaine et héritage musical, la cérémonie a mis en dialogue différentes générations.

Humour et mise à distance d’Hollywood

L’humour a servi de contrepoint aux moments solennels. Bryan Cranston et Kathryn Hahn ont joué la carte de la mise en abyme en faisant référence à leurs rôles dans The Studio, ironisant sur la porosité entre fiction et réalité hollywoodienne.

Le sketch raté entre le maître de cérémonie, Alan Cumming, et Paul Mescal (HAMNET) a suscité des réactions contrastées, le comédien étant focalisé sur son portable au moment où il aurait du rebondir sur la blague du présentateur, tandis qu’une remarque critique du même Alan Cumming à l’égard de Disney a rappelé que la satire reste un outil privilégié.

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