Adèle Haenel, une habituée des séances cannoises

Posté par Rosario Ligammari le 14 Mai 2019
Depuis Naissance des pieuvres, Adèle Haenel est une habituée de Cannes. Pour la 72ème édition du Festival, l'actrice est encore plus présente que d'habitude puisque trois films dans lesquels elle joue y sont projetés : Les héros ne meurent jamais, Le Daim et Portrait de la jeune fille en feu. Portrait d'une enfant de Cannes.
Adèle Haenel, une actrice découverte à Cannes

Le Festival de Cannes et Adèle, c'est une grande histoire. On pense évidemment à Adèle Exarchopoulos, et plus globalement au film La Vie d'Adèle, premier de l'Histoire à avoir remporté une triple Palme d'or (Abdellatif Kechiche, Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos donc).

Mais le Festival de Cannes renvoie aussi inévitablement à une autre Adèle : Adèle Haenel. Si dans le civil elle est née à Paris, on peut dire qu'en tant qu'actrice elle est née à Cannes ; ou du moins que le Festival l'a vu grandir. De naissance, il en est en fait question puisque son deuxième film, Naissance des Pieuvres (Céline Schiamma) a été présenté à Cannes en 2003 alors qu'elle venait d'avoir dix-huit ans. Elle deviendra à partir de là une actrice majeure, dans les deux sens du terme.

Toutes sélections confondues

Depuis 2003, Adèle Haenel est une habituée du Festival. A son jeune âge (elle a tout juste trente ans), elle connaît déjà Cannes par cœur. Le film dans lequel l'actrice joue n'est pas en compétition ? Ne cherchez pas très loin, il se trouve en sélection d'une section parallèle : à la Quinzaine des réalisateurs (du film Les Combattants de Thomas Cailley, 2014 jusqu'à En Liberté de Pierre Salvadori, 2018), présenté à Un certain regard (Confession d'un enfant du siècle, Sophie Verheyde, 2012) à la Semaine de la critique (Suzanne de Katell Quillévéré, 2013) ou hors compétition (L'homme qu'on aimait trop d'André Téchiné, 2014).

Et quand un film comme 120 battements par minutes (Robin Campillo 2017) est en compétition, c'est un carton : un succès qui a démarré à Cannes (Grand prix du Jury, Prix FIPRESCI et Queer Palm), s'est poursuivi dans les salles et s'est prolongé jusqu'aux César (six au total dont celui du Meilleur film).

Trois films cette année

Au moment de la sortie de La fille inconnue (2016), les frères Dardenne avaient déclaré : « Sans Adèle Haenel il n'y aurait pas eu de film ». C'est dire l'importance de sa présence. Pour l'édition de Cannes de cette année, l'actrice est là pour... trois films.

D'abord, elle joue dans Les héros ne meurent jamais, le premier long-métrage d'Aude-Léa Rapin. Ensuite, dans Le Daim de Quentin Dupieux, elle donne la réplique à Jean Dujardin ; un registre – l'humour – dans lequel on a moins l'habitude de la voir. Enfin, elle est dans Portrait de la jeune fille en feu, film de la même réalisatrice que Naissance des pieuvres (Céline Schiamma), le long-métrage qui l'a amené à Cannes pour la première fois. A croire que depuis ce film, sans la présence d'Adèle Haenel, le Festival de Cannes aurait été bien différent.

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