Festival Play it again!, en partenariat avec Ciné+ Classic

Posté par Jean-Luc Brunet le 3 Avril 2019
Du 3 au 9 avril, (re)découvrez durant une semaine les plus beaux classiques ressortis en salles cette année en version restaurée

Créé en 2014 par l’Association des Distributeurs de Films de Patrimoine (ADFP), le Festival PLAY IT AGAIN ! est le seul rendez-vous national et annuel consacré aux films du patrimoine.
Véritable fête du cinéma classique du mois d’avril durant laquelle plus de 150 cinémas proposent une sélection des meilleures rééditions de l’année passée et des animations variées.
Cette 5e édition du festival est parrainée par le cinéaste Cédric Klapisch qui sera présent lors de la séance d’ouverture du festival, mardi 2 avril à 20H au cinéma Le Grand Action à Paris, et la projection d’un film de 1923, LES LOIS DE L’HOSPITALITE, de et avec Buster Keaton

C’est un riche programme qui attend ensuite les plus curieux et plus cinéphiles d’entre vous avec une sélection de 16 films et une sélection de 4 autres œuvres pour le jeune public.

LA SELECTION 2019 

•    ANATAHAN (1953) – Drame de Josef Von Sternberg avec Akemi Negishi, Tadashi Suganuma…
Un groupe de pêcheurs et soldats japonais échoue en 1944 sur l’Île d’Anatahan, qu’ils trouvent déserte à l’exception d’un couple. Ignorant la défaite du Japon puis refusant d’y croire, attendant l’arrivée d’un ennemi qui n’existe plus, ils en viennent à se faire la guerre entre eux pour la possession de l’unique femme à leur portée : Keiko, surnommée la Reine des Abeilles.
Le chef-d'œuvre de Josef von Sternberg en version restaurée « director’s cut », réputée la plus fidèle aux intentions du cinéaste.

•    BREAKING AWAY (1979) – Comédie dramatique de Peter Yates avec Dennis Christopher, Denis Quaid, Daniel Stern…
À Bloomington, petite ville de l'Indiana, quatre adolescents issus de la classe ouvrière trompent leur ennui entre baignades dans une carrière abandonnée, bagarres et drague. L'un d'entre eux, passionné par le cyclisme et l'Italie, va participer à une course le mettant en rivalité avec des étudiants issus des milieux plus favorisés...
Entre le Nouvel Hollywood et le Teen Movie, un film culte invisible depuis 40 ans.

•    LE CELIBATAIRE (1955) – Comédie d’Antonio Pietrangelo avec Alberto Sordi, Nino Manfredi, Sandra Milo…
Paolo Anselmi est un homme célibataire et heureux. Il vit dans un appartement avec un ami, mais il est forcé de partir lorsque ce dernier se marie. Il emménage alors dans une pension, où il fait la connaissance d’une jeune femme qu’il courtise. Mais il se défile lorsqu’elle lui propose un mariage. Alors qu’il rend visite à sa mère, Paolo se rend compte que celle-ci cherche aussi à jouer les entremetteuses…
Conçu spécialement pour Alberto Sordi, grande star de la comédie italienne, Le Célibataire est une dénonciation virulente d’une société machiste.

•    EMBRASSE-MOI ? IDIOT (1964) – Comédie de Billy Wilder avec Dean Martin, Kim Novak, Ray Walston…
Dino, crooner de Las Vegas en route pour Hollywood, est contraint de s’arrêter à Climax, Nevada. Le garagiste Barney et son ami Orville, auteurs de chansons médiocres, y voient une opportunité pour faire enfin connaître leurs propres compositions. Déterminés à la retenir, ils vont jusqu’à payer une prostituée locale qui prendra la place de l’épouse de l’un d’eux et sur laquelle Dino risque de jeter son dévolu…
Satire mordante sur les travers de la société américaine mise en scène par un maître de la comédie, Billy Wilder.

•    GARE CENTRALE (1958) – Drame de et avec Youssef Chahine, Hind Rostom, Farid Chawki, Hassan el-Baroudi…
Kenaoui, un crieur de journaux boiteux et simple d'esprit, s'éprend d'une vendeuse à la sauvette qui travaille dans la même gare que lui. Lorsqu'elle lui fait part de son indifférence, Kenaoui sombre dans la folie.
Premier chef-d’œuvre de Youssef Chahine imprégné de la veine néoréaliste. Gare centrale touche par sa vivacité et sa profonde humanité.
 

•    LES GRANDES GUEULES (1965) – Comédie dramatique de Robert Enrico avec Bourvil, Lino Ventura, Marie Dubois, Michel Constantin…
Hector Valentin rentre dans ses Vosges natales, décidé à reprendre l’exploitation de la scierie dont il vient d’hériter. Refusant de la céder à son concurrent Therraz, il se fait aider de deux anciens repris de justice, Laurent et Mick. Ceux-ci lui proposent d’embaucher comme bûcherons des prisonniers sous liberté conditionnelle. Et c’est ainsi que débarque en plein cœur de la forêt vosgienne une petite bande hétéroclite de truands, malfrats et escrocs à la petite semaine. 
Western vosgien porté par des acteurs d’exception (Ventura, Bourvil…), Les Grandes Gueules est traversé par les thèmes chers à José Giovanni et Robert Enrico: l’honneur, l’amitié, la vengeance.

•    HYENES (1991) – Comédie dramatique de Djibril Diop Mambéty avec Mansour Diouf, Ami Diakhate, Faly Gueye…
Colobane, une petite cité, endormie dans la chaleur poussiéreuse du Sahel, fantôme d’une ville au charme foudroyé par la misère. Des griots annoncent à la population une incroyable nouvelle : Linguère Ramatou, trente ans après, devenue archi-milliardaire, est de retour. Fini la pauvreté. La population attend Linguère à l’entrée de la ville. Draman Drameh qui fut l’amant passionné de la jeune Linguère, se précipite le premier.
Western sénégalais, fable universelle… le chef-d'œuvre de Djibril Diop Mambéty éblouit par son humour, ses couleurs et apporte une réflexion profonde sur le monde.

•    INVASION LOS ANGELES (1988) – Science-fiction de John Carpenter avec Roddy Piper, Keith David, Meg Foster…
Un ouvrier au chômage découvre un monde effrayant en essayant une paire de mystérieuses lunettes noires : des extraterrestres se cachent parmi les humains et mènent un régime autoritaire à l’insu du monde entier… Avec un autre ouvrier, il va affronter ces envahisseurs.
Critique ultraviolente des années Reagan, Invasion Los Angeles de John Carpenter retrouve le ton des grands films de science-fiction des années 1950.
 

•    LA MOINDRE DES CHOSES (1996) – Documentaire de Nicolas Philibert 
Tous les ans, pensionnaires et soignants de la clinique psychiatrique de La Borde se rassemblent pour préparer la pièce de théâtre qu'ils joueront le 15 août. En 1995, ils ont choisi d'interpréter "Opérette", de Gombrowicz. Au fil des répétitions, le film retrace les hauts et les bas de cette aventure. Mais, au-delà du théâtre, il raconte la vie à La Borde, celle de tous les jours.
En 1995, Nicolas Philibert filmait le quotidien des patients et des soignants de la clinique psychiatrique de La Borde.

•    MONIKA (1953) – Comédie dramatique de Ingmar Bergman avec Harriet Andersson, Lars Ekborg…
Dans un quartier populaire de Stockholm, la jeune Monika partage ses journées entre son travail dans un magasin d’alimentation et le taudis dans lequel elle vit avec son père ivrogne et une bruyante marmaille. Un jour, elle rencontre Harry qui s’éprend d’elle. Tous deux décident de s’enfuir sur une île de la périphérie de Stockholm, pour vivre, le temps de l’été, cet amour qu’ils pensaient éternel...

•    OLIVIA (1951) – Comédie dramatique de Jacqueline Audry avec Edwige Feuillère, Simone Simon, Marie-Claire Olivia…
Fin du XIXème siècle, dans une pension de jeunes filles près de Fontainebleau. Mademoiselle Julie (Edwige Feuillère) et Mademoiselle Cara (Simone Simon) sont les directrices de l’établissement. Depuis quelque temps, l’harmonie ne règne plus et la pension est divisée entre deux clans. Une nouvelle venue, Olivia (Marie-Claire Olivia), se rallie à Mademoiselle Julie, objet de tous les désirs, et lui voue amour et admiration.
Un des premiers films à aborder sans tabou l’amour au féminin, réalisé avec finesse par une des rares femmes cinéastes de l’époque.

•    LE PORNOGRAPHE (1966) – Drame de Shôhei Imamura avec Shôichi Ozawa, Sumiko Sakamoto, Ganjiro Nakamura…
Ogata mène une double vie. Sous couvert d’un commerce d’instruments chirurgicaux, il réalise des films X et vend des gadgets érotiques. Victime de la cupidité de sa famille, du gouvernement, des Yakuza, il doit lutter lui-même contre ses propres démons. Pour financer son laboratoire de développement de pellicules, il décide d’escroquer sa concubine qui croit que son mari décédé est réincarné en carpe.
Le Pornographe est une satire provocante du Japon de l'après-guerre.

•    RUE DES CASCADES (1964) – Comédie dramatique de Maurice Delbez avec Madeleine Robinson, Serge Nubret, René Lefèvre…
Belleville, 1963, Alain, 10 ans, vit seul avec sa mère, qui tient un café-épicerie rue des cascades. L'arrivée de Vincent, l'amant noir de sa mère, bouleverse son quotidien. Autant par racisme ordinaire que par jalousie, Alain le rejette. Et avec humour et imagination, Vincent désarme ses a priori. Mais sa bande de copains n'est pas forcément du même avis...
Une chronique de l'enfance pleine d'humour, d'émotion et d'audace aux thématiques toujours fortes et actuelles qui fait revivre le Paris des villages des années 1960 !

•    LA STRADA ( 1954) – Drame de Federico Fellini avec Giulietta Masina, Anthony Quinn, Richard Basehart…
Gelsomina, une brave fille un peu simple dont la mère ne parvient pas à assurer la subsistance, a été vendue à un forain, Zampano. Celui-ci survit en brisant des chaînes et en crachant du feu pour distraire les gens. Gelsomina le suit dans ses tournées et le sert fidèlement, bien que son maître, homme bourru et laconique, la maltraite sans scrupule. Elle lui voue en effet un amour profond et silencieux. Un jour, elle rencontre Il Matto (Le Fou), un fildefériste qui l'écoute et lui parle...
Le chef-d'œuvre poignant de Fellini, Oscar du meilleur film étranger 1957.
 

YENTL (1983) – Drame musical de et avec Barbra Streisand, Mandy Patinkin, Amy Irving…
1904. Europe de l’Est. À la mort de son père, Yentl, une jeune femme juive enfreint les règles de la Torah en se travestissant en homme pour pouvoir étudier le Talmud. Elle rencontre Avigdor dont elle tombe amoureuse, mais ne peut lui révéler sa véritable identité.
Le premier film à Hollywood produit, écrit, réalisé et interprété par une femme : Barbra Streisand.

2001 : L’ODYSSEE DE L’ESPACE (1968) – Science-fiction de Stanley Kubrick avec Keir Dullea, Gary Lockwood, William Sylvester…
À l’aube de l’humanité, une tribu de primates voit son destin bouleversé par l’apparition d’un grand monolithe noir. En 2001, un scientifique, Dr Heywood Floyd, découvre lui aussi sur la lune un monolithe noir émettant des signaux vers Jupiter. Un an plus tard, deux astronautes font route vers Jupiter. Leur mission est menacée lorsque l’ordinateur du vaisseau, HAL, montre des signes de dysfonctionnement.
Le chef-d’œuvre Oscarisé de Stanley Kubrick a célébré ses 50 ans au Festival de Cannes 2018.

LA SELECTION  JEUNE PUBLIC 2019

ALICE COMEDIES 2 ( 1924 / 1926 – 40mn ) – Un film en prises de vues réelles et animation de Walt Disney avec Virginia Davis, Margie Gay, Lois Hardwick… À partir de 4 ans
JOUR DE PÊCHE - Alice s'échappe en douce pour une partie de pêche pleine de surprises.
LA MAGIE DU CIRQUE - Alice et son ami Julius jouent les équilibristes dans un cirque de folie.
L'OUEST MOUTONNEUX - Alice repart à la conquête du Far West dans une nouvelle attaque de la diligence.
ALICE JOUEUSE DE FLÛTE - Une interprétation très libre du Joueur de flûte de Hamelin
Ces quatre nouvelles aventures d’Alice sont proposées avec une nouvelle bande originale composée par l'Orchestre de Chambre d'Hôte (OCH) et Manu Chao !

LA BELLE (1969) – Comédie dramatique de Arunas Zebriunas avec Inga Mickyté, Lilija Zadeikyte…
Les enfants du quartier jouent souvent à un jeu : ils forment un cercle au centre duquel l’un d’entre eux danse pendant que les autres lui adressent des compliments. Inga, une petite fille sympathique et honnête qui vit avec sa mère célibataire, en reçoit en général beaucoup. Pour cette raison, on la surnomme « la belle ». Mais cela ne va pas durer : un nouveau garçon s’installe dans le quartier. Malpoli, il ne s’intègre pas bien. Et comme il n’aime pas les taches de rousseur d’Inga, il lui dit qu’elle est laide, ce qui la blesse profondément. Elle part à la recherche de la vraie beauté.
Chef-d'œuvre inédit du cinéma lituanien entre Le Ballon rouge d'Albert Lamorisse et Les 400 coups de François Truffaut.

LES CONTES MERVEILLEUX PAR RAY HARRYHAUSEN ( 1949 – 2002) Animation de Ray Harryhausen – A partir de 4 ans
Une adaptation libre de cinq contes merveilleux et incontournables : Le Petit Chaperon Rouge, Hansel et Gretel, Raiponce, Le Roi Midas et Le Lièvre et la tortue. Tous réalisés à l’aide de marionnettes articulées selon les principes de la stop-motion.
Une œuvre majeure dans l’histoire du cinéma d’animation qui plaira aussi bien aux petits qu’aux grands (enfants) !

LE VIEIL HOMME ET L’ENFANT (1967) – Comédie dramatique de Claude Berri avec Michel Simon, Luce Fabiole, Alain Cohen, Charles Denner…
Durant les derniers mois de l'Occupation allemande, un enfant juif est envoyé sous un faux nom à la campagne chez un couple de personnes âgées. Le vieil homme, antisémite, ignore tout des origines de l'enfant et se prend d'affection pour ce « petit‑fils » qu'il n'a pas eu.
C’est grâce à ce premier long métrage inspiré de sa vie que Claude Berri rencontre un succès public et critique.